RAPPORT FINAL ATELIER – AIR QUALITY AND IoT-BASED AIR SENSORS 13 – 15 mars 2024, Université Alioune Diop, Bambey

La pollution atmosphérique est une problématique émergente en Afrique. Cependant, les données sont encore rares sur les polluants ainsi que leurs niveaux de concentration. Il devient donc impératif de disposer d’instruments capables de les détecter et de les analyser pour enfin prendre des mesures idoines pour réduire leurs impacts sur la santé, la société et l’environnement.

Du 13 au 15 mars 2024, s’est déroulé à l’Université Alioune Diop (Sénégal) un atelier intitulé AIR QUALITY AND IOT-BASED AIR SENSORS. Vingt (20) participants venant de 15 pays dont quatre formateurs ont pris part à cette formation. Les formateurs étaient Prof. Suzanne Paulson, Dr. Uli Raich, Dr. Jacob Taamté et Dr. Bertrand Tchanche.

L’atelier qui a duré trois jours, s’est ouvert le 13 mars à 10 heures, avec la présence du Recteur, le Prof. Ibrahima Faye accompagné d’une délégation comprenant outre les membres de son cabinet, M. Seydina Mbengue (le Secrétaire Général de l’Université), Prof. Senghane Mbodji
(le Vice-Recteur chargé des études), Prof Omar Sène (Vice-recteur chargé de la recherche et du partenariat), Prof. Issa Samb (le directeur de l’UFR SATIC) et des membres du personnel administratif.

Ce même jour à 11 heures, a eu lieu une leçon inaugurale donnée par la Professeure Paulson de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) sur la pollution atmosphérique. Dans l’après-midi, le Docteur Tchanche a fait plusieurs exposés qui portaient sur les microcapteurs et leur étalonnage, les capteurs et les conséquences sanitaires de la pollution atmosphérique. Les Docteurs Uli Raich et Jacob Taamté ont ensuite pris le relais pour introduire la conception des microcapteurs et présenté le modèle à réaliser. Les 14 et 15 mars, les participants ont été initiés à la conception des microcapteurs, abordant les points suivants : les composants, la programmation, les interfaces et la visualisation des données. Pour compléter la formation deux autres cours ont été donnés par Prof. Paulson et Dr. Tchanche sur les microcapteurs, leur fonctionnement, et leur étalonnage. L’atelier s’est achevé par un tour de table pour avoir le retour des participants. Pendant l’atelier, des questionnaires ont été distribués aux participants pour recueillir leurs appréciations sur les différentes articulations de la formation.

L’atelier a bénéficié des appuis financiers ou en nature qui ont permis de couvrir les besoins. Ainsi, le recteur a offert la salle de réunion de la Maison de l’Université, le CEA-MITIC et l’IAU ont donné des contributions financières

Au terme des trois jours, des remarques et recommandations ont été faites :
• Sur le plan scientifique
- L’atelier était une première en Afrique et à l’Université Alioune Diop, et mérite d’être perpétué.
- Les participants ont acquis un savoir pratique, se sont ouverts à de nouveaux champs de recherche que constituent la microélectronique et la pollution atmosphérique et ont eu à élargir leurs réseaux.
- La durée de l’atelier a été jugée courte, raison pour laquelle certains composants n’ont pas été intégrés lors du montage du détecteur.
- Le contenu de la formation offre un benchmark avec une conception de base qui doit être améliorée et le contenu de la formation étoffée.
- La sélection des participants fut bonne : parcours variés, bonne combinaison hommes/femmes, différentes régions d’Afrique et du monde, mélanges
linguistiques...
• Sur le plan de l’organisation
-La procédure d’obtention de visa n’a pas permis aux participants de préparer sereinement leur voyage. En effet, les participants qui avaient besoin de visa l’ont reçu tardivement, moins d’une semaine avant le début de l’atelier. Il convient de donner des visas assez tôt pour une meilleure préparation.
- La salle de réunion était propice et adaptée mais les toilettes et le réfectoire méritent d’être mieux aménagés.
- La restauration a été assurée par des prestataires privés qui offraient des repas peu variés et à des heures tardives, perturbant le planning des travaux de l’atelier.
- Le transport des participants de l’aéroport de Diamniadio à l’Université a été assuré par l’université d’une part et les transporteurs privés d’autre part.
Toutefois, l’accueil a été perturbé par les informations reçues tardivement.
- Les participants ont été hébergés à la Maison de l’Université dans des chambres qui n’étaient pas à la hauteur des attentes. Un enregistrement des occupants, une augmentation de la capacité et un assainissement des lieux sont souhaitables.
- La couverture médiatique est jugée moyenne, bien qu’une chaine de télévision (TFM) ait été présente à l’ouverture. En cause, le fait que le comité local d’organisation ait été mis sur pieds très tard.
- L’enregistrement et la diffusion de l’évènement étaient assurés par les services du CRI avec des difficultés pendant le direct sur zoom. Les causes étant notamment le faible débit du réseau internet utilisé pour l’occasion et les coupures d’électricité enregistrées.

En guise de conclusion, l’atelier était une grande première et a contribué au rayonnement de l’Université. Les participants venus de différentes régions du monde, ont pu acquérir un savoir faire sur la conception des détecteurs de polluants atmosphériques. Nous remercions tous ceux et celles qui ont contribué à la réussite de cet évènement.