Signature de Convention entre L'université Alioune Diop et l' OFNAC

L’ Université Alioune Diop de Bambey (UADB) et l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) s'attaquent au fléau par la sensibilisation, la formation et la recherche.
La présence des professeurs d’universités et de magistrats au sein de l'instance qui lutte contre la fraude et la corruption impacte et recadre les orientations et missions fondamentales de L’OFNAC sous l’angle académique.
En effet, les deux structures ont conclu et paraphé, vendredi 17 avril 2026 à Bambey, une convention de partenariat dont l’objectif est d'innover, de renforcer, de vulgariser les rôles, les missions par la prévention relative à la lutte contre la corruption.
Le Recteur Pr Ibrahima Faye, et ses collaborateurs, au-delà de accueil chaleureux reservé à leurs hôtes ont exprimé leur espoir et leur engagement de faire de ce partenariat un atout majeur de changement de comportement.
Selon le Professeur I. FAYE, cette "signature de convention dépasse le cadre d’une formalité administrative mais, marque une étape significative dans " notre engagement à former des élites d’intégrité, de transparence, d'éthique, de droiture et d'exemplarité à toute épreuve ".
L’UADB a dit le Recteur, oeuvre à la production, à la transmission de savoirs utiles basés sur des activités académiques et de recherche porteurs de transformation sociale.

Le professeur Faye a réaffirmé l’engagement de l’université à accompagner l’OFNAC pour une meilleure visibilité de ses actions et s’est réjoui de la volonté de l’institution de soutenir la recherche, la formation d’accueillir des étudiants en stage pour une durée d’un mois environ pour mieux imprégner les jeunes, chercheurs , dans cette institution.

L’OFNAC vient dans une redynamique de complémentarité renforcer et développer des compétences et des dispositions idoines.
Prenant la parole, le président de l’OFNAC, Moustapha Ka a remercié les membres du conseil académique, les autorités de l’Université, les vice- recteurs et les directeurs centraux présents à cette cérémonie.
‎« La lutte contre la corruption ne se joue pas uniquement dans les mécanismes de sanction ou de répression " a précisé Pr Mohamed Bachir Niang . Elle s’exerce aussi dans les lieux où se forment les esprits, où se construisent les compétences et où s’apprennent les rapports aux biens publics », a déclaré le membre de l’Assemblée de l’OFNAC.

‎Selon lui, ce rapprochement entre les deux institutions répond à une nécessité, dans un contexte marqué par la volonté du Sénégal de consolider les principes de transparence, de redevabilité et d’intégrité dans la gestion des affaires publiques, et plusieurs textes et réformes ont vu le jour en 2025.

‎Il a rappelé que les réformes engagées ont permis de mieux structurer les interventions de l’OFNAC, de renforcer les obligations de déclaration de patrimoine et d’améliorer la protection des citoyens, le droit à l’information et la protection des lanceurs d'alerte, entre autres orientations.

‎Toutefois, a-t-il souligné, « aucune réforme, aussi pertinente soit-elle, ne saurait produire pleinement ses effets sans un travail en profondeur sur les mentalités, les pratiques et la formation des futurs acteurs de la vie nationale ».

‎Moustapha Ka a indiqué que l’UADB présente un profil pertinent dans cette perspective, en raison de sa jeunesse, son ancrage territorial, son ouverture, ses performances, son implication dans des domaines où les questions de gouvernance sont centrales.

‎La convention ouvre également des perspectives dans la mise en place d’une académie anticorruption, un réseau universitaire de lutte contre la corruption projet porté par l’OFNAC.

‎Pour rappel le Président KA a insisté pour que cette convention ne tombe pas dans la léthargie car plusieurs accords après signature reste aux oubliettes.

À propos de la mise en œuvre, un plan d’action a été défini, prévoyant notamment l’accueil de stagiaires de l’UADB à l’OFNAC, ainsi que l’organisation d’un panel annuel consacré à la lutte contre la corruption.

‎La convention signée prévoit aussi un appui au développement de la recherche universitaire, à travers l’encadrement de mémoires et de thèses portant sur la gouvernance, l’intégrité et la lutte contre la corruption. ‎Les étudiants seront également impliqués dans les activités de sensibilisation, notamment à l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption. Un réseau universitaire anticorruption sera, en outre, mis en place, regroupant étudiants, experts et personnes ressources.

Des remerciements nourris ont été formulés à l'endroit des autorités et de la communauté universitaire.

Un plan d’actions annuel, un apport technique pour l’implication des etudiants et des personnels dans des activités de recherche de soutenance de these sont des pistes de réflexion exprimées. L’invite de création d’un comité de suivi a été proposée avant la levée de cette séance de travail


Texte: Mamadou Aïcha Ndiaye
crédits photos: M.Lamine Fall